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Calligraphie & Enluminure 
            

 
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                                          Notez nos 2 stages d'enluminure les 12 et 13 novembre et 17 et 18 décembre 2011

                                         Inscriptions et renseignements au 06 77 16 88 66 ou par mail asso.arhpee@yahoo.fr

 

                           Etude des couleurs pigmentaires

 
 

Bibliographie

Durant le Moyen Age, en Italie, un auteur resté anonyme (mais que l'on peut sans doute identifier avec un maître enlumineur) a rédigé un livre : l'Art d'Enluminer (De Arte Illuminandi). Cet ouvrage est daté du XIVème siècle et est entièrement consacré à l'art de l'enluminure. Dire s'il nous est précieux.

Il est consultable en latin sur gallica >>ici. Sinon, vous trouverez dans votre bibliothèque la traduction de 1927 de Louis Dimier et intitulée L'art de l'enluminure.

Si les termes de pigments ne vous parlent pas ou si vous voulez vous documenter sur la questions, deux ouvrages seront d'un grand secours : le Dictionnaire des matériaux du peintre de François Perego et l'inestimable ouvrage de Bernard Guineau, le Glossaire des matériaux de la couleur et des termes techniques employés dans les recettes de couleurs anciennes.

Les Couleurs Pigmentaires

Notre auteur italien anonyme distingue les couleurs naturelles de celles fabriquées par l'artisan enlumineur. Ainsi celles qui sont naturelles sont :
- le bleu outremer,
- le bleu d'Allemagne,
- le noir qui est une certaine terre ou pierre noire,
- le rouge est une terre rouge qu'on appelle autrement macra (ainsi nommée par les napolitains),
- le vert est aussi une terre ou azur vert,
- le jaune est une terre jaune ou orpin, ou autrement de l'or fin ou du safran.

Toutes les autres couleurs sont fabriquées :
- le noir fait de sarment de vigne ou d'autre bois brûlés ou de fumée de chandelles, de cire ou d'huile, ou du suc de la sèche, recueilli en bassins ou en écuelles de verre,
- le rouge est de même si c'est le cinabre qui se fit de soufre et de vif argent ou le minium autrement dit stupium tiré du plomb,
- le blanc se fait au moyen du plomb et se nomme céruse ou se tire d'os d'animaux brûlés,
- le jaune qu'on fabrique se fait au moyen de la racine de curcuma ou de l'herbe à foulon mêlée avec la céruse ou autrement par sublimation auquel cas on le nomme or mussif ou encore au moyen du vitrail ce qui donne le massicot jaune (le jaune des verriers ?),
- le bleu artificiel se tire du tournesol dont se fait aussi le violet,
- le vert artificiel se fait soit du cuivre soit du nerprun purgatif soit encore la fleur d'iris.

Les couleurs naturelles sont au nombre de huit : 2 bleu, un noir, un rouge, deux vert, trois jaune. Les couleurs fabriquées sont au nombre de seize : 5 noir, 2 rouge, 2 blanc, 4 jaune, un bleu, 2 verts. Soit un total de 24 pigments consignés par écrit pour être utilisés pour l'art de l'enluminure. On notera que la liste des couleurs bleu n'est pas complète, au chapitre VII, il est question du bleu fait avec des lames d'argent selon la recette d'Albert le Grand, un autre fait avec de l'indigo et de la céruse. Tandis qu'au chapitre IX, il est question de la couleur rose autrement dite rosette faite avec du bois de brésil. Soit maintenant, après lecture du traité technique, nous comptons 27 pigments à l'usage de l'enlumineur.